La décision est prise. Au retour des beaux jours, vous taillerez la route à vélo pour une première aventure d’un week-end, d’une semaine ou peut-être même un petit peu plus. L’envie est là, reste à gérer le volet logistique de votre future échappée ! Quel type de sacoches est le mieux adapté à mon projet ? Quels outils et accessoires ne faut-il surtout pas oublier ? Comment éviter les erreurs de débutants ? En partenariat avec Recto-Verso, un média qui œuvre pour démocratiser l’aventure et les pratiques outdoor, et Ortlieb, fabricant de sacoches étanches de référence dans la communauté du voyage à vélo, on vous a concocté, sous forme de vidéos, une liste d’astuces qui facilitera vos préparatifs. Un mini-guide en 5 points pour prendre le large sereinement !
1. Comment choisir ses sacoches ?
Il n’existe, naturellement, pas de règle universelle en la matière. Chacun ajustera sa configuration de portage selon son rapport au confort, à l’engagement physique, mais aussi selon la nature de son itinéraire (type de terrains et dénivelé), la composition de son groupe (solo ou en famille…) ou encore la durée de son aventure. Pour schématiser, on peut, toutefois, dégager quelques grandes tendances et imaginer des set-ups types :
- L’escapade : vous mettez les bouts en solo pour un week-end seulement en prévoyant de dormir à l’intérieur (hôtel, chambre d’hôtes, Warmshowers etc) ? Une solution de portage minimaliste type bikepacking suffira ! Optez en priorité pour une sacoche de selle, telle que la Ortlieb Seat-Pack QR 13L. Imperméable, facilement compressible grâce à des sangles et une valve dédiée, elle vous permettra d’embarquer vos affaires de rechange et un sac de couchage si nécessaire (équipement volumineux, mais léger). Dans le cordon élastique externe, vous pourrez conserver à portée de main, une veste imperméable.
Pour transporter le matériel lourd, mais peu encombrant (batterie externe, pompe, multi-outils…), misez sur une sacoche de cadre légère à l’instar de la Ortlieb Frame Pack 4L. Certains objets nécessitent un accès immédiat et facile comme votre smartphone ou votre carte de paiement. Pour les garder sous le coude, glissez-les dans une sacoche top tube semblable à la Ortlieb Toptube-Bag. Avec sa fermeture magnétique, ce modèle s’avère très simple à manipuler même en roulant. Si vous disposez d’accessoires plus volumineux, comme un appareil photo, complétez votre configuration avec une sacoche de guidon étanche dans laquelle vous pourrez sécuriser votre matériel électronique en cas de pluie.
- L’aventure en autonomie : cette fois-ci, vous envisagez de passer au moins une nuit dehors ! Il va donc falloir revoir votre capacité de charge à la hausse pour embarquer une tente, un duvet, un matelas gonflable et éventuellement un réchaud pour la popote. Exit la sacoche de selle ! Installez un porte-bagages arrière sur votre vélo et fixez-y deux sacoches latérales (ex : Ortlieb Gravel-Pack) qui pourront accueillir la majeure partie de votre matos de bivouac. A l’avant, misez sur une sacoche de guidon avec un plus grand litrage, à l’image de la Ortlieb Handlebar-Pack, dans laquelle vous compacterez une doudoune, un sac de couchage ou un matelas gonflable. Pour accroître encore votre capacité de transport, vous pouvez ajouter deux petites sacoches de fourche à l’avant pour stocker votre réserve de nourriture ou une cartouche de gaz.
- Le voyage au long cours : il s’agit là de partir en autonomie pendant plusieurs semaines. Pour vous ménager un minimum de confort sur la durée, il convient de passer en mode gros porteur. Augmentez encore la capacité de votre sacoche de guidon en optant pour un modèle volumineux tel que le Ortlieb Handlebar-Pack Plus capable de contenir 11 litres. De même à l’arrière, voyez les choses en grand en vous équipant d’une paire de sacoches cavalières typées cyclotourisme. Chez Ortlieb, les incontournables Back-Roller XL offrent une capacité totale de 70 litres. Besoin de plus de place encore ? Ajoutez dans la longueur de votre porte-bagages arrière un dry bag comme le Ortlieb Duffle qui permet d’accroître votre capacité de chargement de 49 litres (accrochez-le avec des sangles ou des tendeurs). Doté de bretelles, ce modèle se convertit facilement en sac à dos. Pratique !
2. 5 erreurs fréquentes et comment les éviter
La route est une école. Elle délivre ses enseignements au fil des kilomètres avec plus ou moins de fermeté. Certes, se tromper fait partie du processus d’apprentissage et peut même pimenter l’aventure. Mais certaines erreurs ont la capacité de transformer votre escapade en véritable galère alors autant tout faire pour les éviter :
- Sous-estimer la pluie : personne n’a envie d’enfiler un t-shirt moite et de se glisser dans un duvet humide à l’heure du bivouac. Quand la météo se gâte, garder vos affaires au sec sera une priorité. Vos meilleures alliées face aux caprices du ciel ? Des sacoches 100 % waterproof ! Privilégiez des modèles totalement étanches qui préserveront vos vêtements et votre équipement des projections d’eau, de la boue, mais aussi d’une pluie drue et prolongée. Ortlieb fait figure de référence en la matière et propose des produits capables de résister à toutes les conditions, même aux orages les plus violents.
- Surcharger son vélo : un grand classique ! Il est souvent difficile, lors de ses premiers voyages en particulier, de renoncer à emporter un objet qui, après tout, pourra peut-être servir… Les premières côtes, en général, vous rappelleront à la réalité. Plus vous lestez vos sacoches, plus il faudra fournir un effort soutenu pour franchir les reliefs. Alors autant éviter tout superflu pour que votre voyage ne tourne pas à l’épreuve de force. Une règle : si vous hésitez à emporter une pièce d’équipement, c’est probablement qu’elle n’est pas indispensable.
- Ne pas tester son matos avant de partir : en prenant la route avec du matériel que vous venez d’acquérir sans l’avoir essayé, vous prenez le risque de faire face à de sérieuses déconvenues : veste qui entrave vos mouvements lorsque vous pédalez, chargement déséquilibré, tente finalement pas si facile à monter… Dans la mesure du possible, prévoyez une courte sortie test en conditions réelles pour identifier tous les problèmes qui pourraient survenir en roulant le jour J. De même, testez au moins une fois votre matériel de bivouac avant de mettre les bouts.
- Viser l’ultralight dès le début : ok, le voyage à vélo (et a fortiori le bikepacking) est une école de la sobriété, mais attention à ne pas brûler les étapes ! S’alléger ne doit pas être synonyme de déplaisir, voire de mise en danger. La sécurité prime, quant au confort, à chacun de placer le curseur comme il l’entend. Le minimalisme poussé à l’extrême n’a de sens que pour ceux qui cherchent l’efficacité, voire la performance ou qui projettent des aventures engagées.
- Ne pas prévoir assez à manger : le vélo ça creuse, c’est peu de le dire ! En dehors des villes, vous ne trouverez pas systématiquement une épicerie ou une boulangerie ouverte, alors conservez toujours sur vous de quoi vous alimenter. Placez dans votre sacoche top tube, par exemple, quelques barres de céréales, des noix ou des fruits secs et surveillez les horaires des commerces présents sur votre itinéraire pour faire le plein le cas échéant.
3. Comment sauver son voyage avec un morceau de scotch !
Ok, on exagère peut-être un peu, mais sur la route, un morceau de duct tape peut vous sauver la mise de bien des manières. Un accroc dans votre toile de tente, une déchirure sur l’une de vos sacoches ? Ce robuste scotch toilé vous permettra d’effectuer une réparation de fortune et de poursuivre votre périple sans encombre. Pour colmater encore plus efficacement une sacoche trouée, vous pouvez opter pour un patch TPU, plus résistant à l’eau et à l’abrasion. D’abord, nettoyez et séchez la zone concernée. Puis appliquez un morceau de TPU légèrement plus grand que le trou à l’intérieur et à l’extérieur de la sacoche. De cette façon, elle conservera ses propriétés imperméables. Si vous n’osez pas réparer par vous-même ou si les dégâts sont trop importants, sachez qu’Ortlieb peut se charger de l’opération. Sur les sacoches de sa confection, le fabricant allemand est, en effet, en mesure de remplacer seulement les éléments abîmés. De quoi prolonger considérablement la durée de vie de ses modèles et vous permettre de repartir avec du matériel quasi-neuf en cas de pépin.
4. 5 accessoires qui vont vous faciliter la vie en selle
On peut facilement les oublier sur sa check-list de départ et pourtant, ces objets peu encombrants peuvent transformer votre expérience du voyage à vélo en améliorant radicalement votre confort et votre sécurité :
- Le cuissard : il y a deux écoles, ceux qui le regardent de travers et ceux qui ne peuvent pas s’en passer. Si vous êtes sujet à des douleurs ou à des échauffements sur la partie la plus charnue de votre anatomie, le cuissard peut être une solution (parmi d’autres : optimiser votre position, cibler une selle adaptée à votre morphologie, etc) pour limiter l’apparition de ces désagréments et renforcer votre confort en selle. Pour une meilleure efficacité, il est généralement conseillé de le porter sans sous-vêtement.
- Un antivol ultra-léger : entendons-nous, un antivol à câble ou de type collier ne suffira pas à sécuriser votre vélo si vous le stationnez seul pendant des heures loin de tout, mais il pourra décourager les vols d’opportunité quand vous marquerez une pause à la boulangerie ou à la terrasse d’un café. Léger et compact, vous pouvez le garder à portée de main pour le dégainer facilement dès qu’un arrêt gourmand s’impose.
- Un éclairage avant et arrière ainsi qu’une lampe frontale : “Je ne roulerai jamais de nuit…” Combien sont les cyclo-voyageurs à avoir prononcé cette phrase lors de leurs préparatifs et à s’être, en définitive, fait rattraper par l’obscurité ? Un incident mécanique, une distance mal évaluée, un hébergement qui finalement affiche porte close, un site de bivouac introuvable… Sur la route, nombreux sont les imprévus qui peuvent vous pousser à rester en selle plus longtemps que prévu. Alors autant anticiper et s’équiper d’un éclairage efficace à l’avant et à l’arrière (obligatoire à vélo de nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante tout comme le gilet de haute visibilité hors agglomération). Pour optimiser le dispositif, pensez à embarquer une lampe frontale puissante qui éclairera là où vous porterez le regard. Sécurisant dans les virages et pratique également quand il s’agira de monter la tente dans la nuit noire !
- Des colliers de serrage : une attache de porte-bagages qui lâche, un porte-bidon qui perd ses vis, une sacoche qui s’accroche mal… Ces bandes en plastique type Serflex peuvent facilement vous sortir d’un mauvais pas. En un geste vous effectuez un dépannage de fortune qui vous permettra de poursuivre votre périple avant de passer par la case atelier pour une réparation plus académique.
- Des lunettes de vélo : pour le style, mais pas seulement ! Elles sont indispensables pour protéger vos yeux de la pluie, du vent, des insectes, du soleil et ainsi conserver une visibilité optimale pour rouler en toute sécurité.
5. Les outils indispensables dans votre kit de réparation
Pas la peine d’embarquer avec vous un atelier mobile. Si votre vélo a correctement été révisé avant votre départ, cette trousse devrait suffire pour effectuer des réparations basiques de bord de route :
- 1 kit anticrevaison : une pompe, deux démonte-pneus, des rustines et également une chambre à air de rechange (en cas de multiplication des crevaisons ou de dommages à la valve).
- 1 multitool avec des clés Allen vous permettant de régler votre selle, votre guidon et de démonter les roues si celles-ci ne sont pas équipées de serrages rapides. Celui-ci pourra également comprendre un dérive-chaîne, une pince coupante, voire une clé à rayons.
- Du duct tape et des colliers de serrage en plastique. Le système D pour réparer momentanément à peu près tout : une guidoline déchirée, un porte-bagages cassé, un support GPS dévissé, etc.
Si vous partez plusieurs semaines, pensez également à embarquer un peu de lubrifiant pour chaîne et une vieille brosse à dents pour la nettoyer. Pour garder les mains propres lors de vos séances de mécanique (vous n’aurez peut-être pas accès à un point d’eau avant longtemps), vous pouvez glisser dans votre trousse une paire de gants en plastique. Un petit chiffon peut également être utile. Disposez vos outils dessus pour les garder bien en vue et éviter de les perdre dans l’herbe du bas-côté.
En suivant ces quelques recommandations, vous devriez conserver un excellent souvenir de votre première échappée sur deux roues et faire naître l’envie de recommencer. L’expérience, ensuite, viendra en roulant ! Pour obtenir des informations supplémentaires et des conseils pour bien choisir votre matériel, n’hésitez pas à venir échanger avec nos techniciens-vendeurs dans votre magasin Cyclable préféré.